Depuis plusieurs mois, les scènes urbaines nocturnes sont devenues le cœur de mon travail.
Je suis fascinée par les lumières de la ville, les reflets sur le bitume mouillé, les silhouettes qui traversent un instant sans vraiment s’y arrêter.
Dans mes peintures à l’huile, je cherche moins à représenter une rue de manière réaliste qu’à capturer une sensation : une lumière, une atmosphère, une émotion.
Pourquoi les reflets m’intéressent
Les reflets transforment complètement une scène urbaine.
Ils créent du mouvement, de la profondeur et une forme de poésie dans des lieux ordinaires.
La pluie devient alors un prétexte pour faire vibrer la lumière :
- les enseignes,
- les phares,
- les néons,
- les lampadaires,
- les silhouettes.
Ce qui m’intéresse, ce n’est pas la précision photographique, mais la manière dont la lumière se diffuse et se déforme sur le sol.
Ma palette de couleurs
Pour peindre ces ambiances, j’utilise souvent :
- du bleu de Prusse,
- de l’outremer,
- de l’ocre jaune,
- de la terre de Sienne brûlée,
- quelques touches plus chaudes orangées ou rouges.
J’aime créer des contrastes entre les lumières chaudes de la ville et les bleus plus froids de la nuit.
Comment je commence une toile
Je débute généralement avec :
- un jus très léger,
- puis une mise en place des grandes masses,
- avant de travailler les valeurs sombres et lumineuses.
Je simplifie beaucoup la scène au départ.
Les silhouettes sont souvent réduites à quelques formes simples pour garder une atmosphère ouverte et éviter un rendu trop descriptif.
La lumière comme sujet principal
Dans mes peintures, les personnages ne sont pas toujours le sujet principal.
Ce qui m’importe surtout, c’est la lumière qu’ils traversent.
J’essaie de créer des instants suspendus, entre solitude et présence, entre mouvement urbain et silence.
Quelques œuvres liées à cette recherche:



À travers mes peintures urbaines contemporaines, je cherche à transformer des scènes ordinaires en atmosphères sensibles et lumineuses.
Les reflets deviennent alors une manière de peindre non seulement la ville, mais aussi l’émotion qu’elle peut contenir.