Dans Ballerina, j’ai voulu capter un moment suspendu, celui où le corps se replie non pas par fatigue, mais par nécessité intérieure. Cette danseuse, absorbée par son propre silence, semble rassembler ses forces avant de retrouver l’élan.
J’ai travaillé les couleurs en contraste doux : des touches chaudes pour souligner la tension et la vitalité des muscles, et des glacis plus froids pour envelopper la scène d’une atmosphère intime, presque méditative. Les gestes du pinceau restent visibles, comme pour suggérer la vibration de la peau, le frémissement d’un souffle, la sensibilité d’un être en quête d’équilibre.
À travers cette posture recueillie, j’explore le lien entre discipline et émotion, entre la vulnérabilité du moment et la puissance qu’elle annonce. La danse devient ici une métaphore de l’existence : avancer, s’arrêter, écouter, et renaître dans la lumière.